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Side Effects, performance
Le zapping, acte profondément solitaire et quasi-masturbatoire, devient ici collectif. Il s’agit que le public s’entende afin de pouvoir entendre le commentaire de l’un des quatre moniteurs disposés dans la pièce et diffusant chacun un programme télévisuel différent. Le performeur, qui incarne à lui seul la bande son de chacune des émissions, est donc zappé selon les volontés du public. Mais cette « bande son », qui, dans un premier temps, semble obéir, se joue des spectateurs : elle se brouille, se mélange, se désagrège. Par cercles concentriques, elle nous emmène vers nos drames les plus intimes, évoquant tour à tour notre solitude de téléspectateur aux petites heures du jour, notre culpabilité d’assister impuissants au terrible spectacle du monde et notre difficulté à vivre notre propre vie. Ce frottement entre intimité et images hertziennes dépersonnalisées questionne nos existences compliquées et nos fictions personnelles : comment les mythes télévisuels phagocytent-ils nos vies ? Comment notre mythologie personnelle se mélange-t-elle avec les images ? Une performance conçue par Yan Duyvendak et Nicole Borgeat. Scénographie vidéos : Nicole Henning, Berlin. Scénographie performance : Sylvie Kleiber, Genève. Avec la participation de : Petra Van Beukering, Tina Hoehne, Kathrin Rebsamen et Alexander Wenzel. Coproduction : La Bâtie-Festival de Genève ; Loterie Romande ; Pro-Helvetia – Fondation suisse pour la culture ; Centre pour l’Image Contemporaine (sgg*) saint gervais genève. Ce travail a été réalisé dans le cadre de l’atelier Schönhauser, Berlin (fonds cantonal d’art contemporain, Genève) Voir aussi Side Effects, installation |